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La Guerre des fesses – JC Kaufmann – Comment bien vivre ronde ou mince cet été ?

Comment vivre bien dans son corps cet été ? Que nous ayons des rondeurs ou pas…

Je répondrai par … Changeons nos croyances sur la beauté !

L’été arrive et les vacances au soleil pour beaucoup d’entre nous aussi. Il fait chaud, on dénude un peu ou beaucoup les corps, on prend plaisir à la caresse du soleil.

Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit du regard des autres sur notre peau ? Sur les parties de notre corps libérées du tissu qui voile notre pudeur ?

 Certains, certaines préfèrent se cacher plutôt que d’affronter le regard et les codes normatifs de la « beauté » imposées par notre société.

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J’ai en main un bouquin au titre provocateur « La guerre des fesses, minceur, rondeurs et beauté » du sociologue Jean-Claude Kaufmann.

Lui et son équipe ont cherché à comprendre les codes normatifs de la beauté de notre société occidentale, les comparant à ceux d’autres continents comme l’Afrique ou l’Amérique latine et en faisant l’inspection de l’état des courbes de la gent féminine à travers les siècles.

JC Kaufmann relate l’histoire des corps et de leurs formes, filiformes, minces ou rondes selon les époques de l’histoire occidentale.

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Pourquoi sommes-nous si obsédés par notre poids et notre minceur ?

Il est intéressant de constater que la beauté normative (passe-partout mais qui se remarque tout de même) est en soi une construction sociale. Et les mass-médias nous donnent par l’effusion d’images stéréotypées des repères qui guident inconsciemment nos comportements.

« Plus la minceur devient un opérateur central de la réussite sociale et affective, plus nous sommes incités à faire un petit régime. Et plus le nombre de femmes qui y participe augmente, plus la norme devient puissante »

Comment en sommes-nous arrivés là ? Il est édifiant de constater que nous sommes tous complices d’un certain formatage autour de la … Minceur.

Les médias féminins et les créateurs de mode sont en cause, cela dit il faut souligner que nous y adhérons pleinement.

Il existe donc un « diktat » institutionnel de la croyance de la minceur, relayé par les médias, les médecins, les nutritionnistes  etc … La beauté mince, sous couvert, de canon de la mode et de la santé.

Saviez-vous que nous réagirions surtout à des normes «  une norme de classement qui permet de définir des règles de fonctionnement social » ?

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En parlant de normes …

La beauté féminine est aujourd’hui visuelle : Minceur et tous les accessoires comme rouge à lèvres, mascara et épilation (peau lisse et sans poils).

Il est donc tacitement établi une sorte de beauté normative, un type standard et mince, facilement repérable.

Je suis juste étonnée que JC Kaufmann utilise élégamment le terme d’ « ultraminceur » au lieu de maigreur. Car le terme  déculpabilise un peu de la malnutrition volontaire et renvoie à une bonne image et effet de santé « non, je ne suis pas maigre, seulement ultramince … »

Guerre sociale ?

Rapporté à un point de vue social, minceur vs rondeurs, l’auteur note que ce diktat , cette norme ne s’affiche pas dans toutes les classes sociales :plus on monte dans l’échelle sociale, plus la minceur est signe distinctif de réussite et de beauté.

Les classes moins valorisées socialement parlant, tels les milieux modestes et ouvriers privilégient encore les formes rondes « mieux vaut faire envie que pitié, n’est ce pas ? » : une sorte de résistance aux injonctions d’une classe sociale sur une autre, l’attachement d’habitudes alimentaires marquées par la mémoire du manque et une tradition masculine qui fait honneur aux formes rondes.

Notons donc une opposition, une résistance et mise en place d’une fierté d’être différent avec des formes corporelles alternatives.

Le regard des hommes sur la question 

Les hommes ont un avis moins tranchés et sont hésitants. Le fait est qu’ils aiment la douceur des rondeurs au toucher et sont en même temps conditionnés par ce standard de la minceur qui leur renvoie une femme mince comme un code social de bon niveau.

Diplomates, ils auraient donc une préférence pour une femme qui a de belles formes : mince mais avec des hanches, des fesses et des seins.

Si les femmes sont très féroces vis-à-vis d’elle-mêmes, les garçons seraient donc plus indulgents.

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L’ouvrage de JC Kaufmann se construit autour de la norme clé de la beauté : ce qui est considéré de la normalité.

La minceur pourrait encore à peu se justifier mais pourquoi l’ultra-minceur ? Selon l’auteur, cela viendrait de l’évolution des maisons de couture qui face à une démocratisation de la créativité venant de la rue ont voulu maintenir leur prestige en se repliant sur la « peopolisation » événementielle et médiatique, renforçant des symboles forts comme l’ultra-minceur et des univers glacés et artificiels. (Décrit avec humour dans le film comédie « Le Diable s’habille en Prada » où l’héroïne se trouve confrontée à cette norme de l’ultra-minceur qui relègue le mince taille 38 à celui de la taille éléphant)

En conclusion, nous sommes tous responsables de nous soumettre ou non à la norme sociale de la beauté standard.

Choisissons d’en sortir : Marquez votre différence  en ayant confiance en vous-même et osant être vous-même… Et surtout prenons conscience qu’un corps parfait n’existe pas, nous sommes toutes parfaites même dans nos imperfections…

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2 Responses to La Guerre des fesses – JC Kaufmann – Comment bien vivre ronde ou mince cet été ?

  1. EmmaPrem dit :

    Super article 🙂 est ce que tu penses qu’un jour la norme sera d’être ronde..? Dans un futur proche?

    Merci pour ta réponse !

    • Nathalie dit :

      Bonjour Emma,
      Merci pour le compliment.
      J’ai lu ce matin une citation qui disait : la plus belle courbe d’une femme est celle de son sourire…

      Il est intéressant de constater que des milliers de femmes s’éreintent à vouloir respecter une norme ou atteindre une beauté normative plutôt … arbitraire. Pourquoi ?

      Je souhaite, personnellement, qu’un jour la norme sera que chacun(e) se respecte et apprécie d’être Qui il/elle est, avec ce que la Nature lui a donné, quelques soient ses formes.(ou couleur de peau)

      J’ai, l’autre jour, observé trois femmes assises côte à côte : l’une ronde, les deux autres minces.
      L’une des femmes minces, même élégante, ne respirait pas la joie de vivre, un visage fermé avec un air de l’éternelle mécontente, des gestes secs. Une minceur qui ne lui allait pas, trop creuse, des joues mieux remplies lui aurait donné plus de douceur.
      Etonnamment, les deux autres femmes, l’une mince et l’autre assez ronde, émanaient une même énergie stimulante et vivante (éclat du regard, amplitude des gestes, une mine de quelqu’un bien dans sa peau)

      C’est l’énergie que tu dégages qui importe (ce que ton état interne dégage), la prestance et la posture : se tenir droite par exemple, sourire. Prendre soin de soi, être élégante. Etre ronde et avoir un corps ferme et en forme (je suis tombée récemment sur un bouquin de Nadine de Rothschild sur l’art de séduire – et bien flûte, elle est ronde mais elle est classe ! Et Maryline Monroe n’était pas mince non plus…)

      C’est le fait de sans cesse se comparer à ces standards normatifs imposés qui font que toutes ces femmes au potentiel de beauté individuelle exceptionnelle finissent par se noyer dans la masse de l’esthétique anonyme.
      Savoir s’entourer aussi : s’entourer de personnes qui vous aiment avec bienveillance et sans jugement. Cesser de regarder les magazines et s’intéresser à des figures féminines qui ont osé lever leur voix sur ce qu’elles considèrent des injustices. C’est usant de souffrir à cause d’une norme extérieure et arbitraire…

      Etre belle n’est pas une question de minceur, le bouquin de JC KAUFMANN le démontre à sa façon.
      Etre belle, c’est déjà s’aimer soi-même.

      Et j’espère qu’effectivement dans un futur proche tu pourras être fière des formes que tu as Emma, non pas parce que la société aura modifié sa norme mais parce que tu auras créé ta norme à toi. Parce que les femmes, au fur et à mesure, vont casser les chaines entravantes de cette norme qui n’a aucune raison d’être et créer leur propre norme de beauté.

      Ceci étant dit, trop de surpoids peut aussi devenir un challenge santé : là aussi, si les formes sont naturellement rondes, il ne faut pas les gommer mais les magnifier en les raffermissant si on le peut avec un peu de sport … Tout dépend de l’état des courbes 🙂

      Je suis bavarde, j’espère cependant avoir répondu à tes questions … 🙂

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